Édito


Chère Madame,
Chère Mademoiselle,
Cher Monsieur,

Le 28 septembre dernier, les grands électeurs savoyards, représentant nos collectivités territoriales : élus municipaux, départementaux et régionaux m’ont choisi pour représenter la Savoie au sein du Sénat.

Ce retour au parlement n’était ni prévu, ni prémédité.

Il est d’abord la conséquence d’une réforme territoriale menaçant l’existence même des départements et porteuse de la dissolution de la Savoie qu’aucun de ceux qui sont attachés à notre « petite patrie » comme l’appelait Pierre Dumas ne peut accepter.

Il est aussi le résultat de la situation dégradée que connait le pays, du constat des difficultés à mettre en oeuvre les réformes, y compris lorsque celles-ci ont été identifiées depuis de nombreuses années comme le souligne le Premier Président de la Cour des Comptes - lorsqu’il déclare que la technique qui consiste à réduire les crédits partant (le rabot) sans effectuer les réformes de structure a atteint ses limites.

C’est dans ce contexte singulier que j’ai accepté de servir encore quelques années l’intérêt général, tout en accompagnant une nouvelle génération d’élus, hommes et femmes.

J’entends le faire en toute indépendance, en me prononçant qu’en fonction de l’avenir du pays.

J’entends le faire avec réalisme et humilité au regard des difficultés auxquelles sont confrontées nombre de nos concitoyens, mais aussi avec ténacité pour que le modèle économique et l’identité de nos départements de Savoie dont dépendent notre prospérité collective et notre qualité de vie soient reconnues, notamment dans la réforme territoriale dont le parlement va être saisi au travers du texte de loi sur les compétences des collectivités locales.

J’entends le faire avec la même énergie dans le soutien aux réformes indispensables de l’État.

Avec mes dévoués sentiments.
Michel BOUVARD