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Michel Bouvard fait le point sur la question des refuges.
Montagnes et Refuges
« J’ai deux réflexions à faire, l’une au nom de la Savoie et l’autre plus personnelle. Tout d’abord, la Savoie et les refuges. 50 % des refuges sont dans les Alpes du nord. Refuges très accessibles en dessous de 3000 mètres, un parc de refuge très structuré et très ancien. La FFCAM en compte 18 d’un moyenne de 68 ans d’âge puis le PNV, puis la nouvelle génération de refuges, ceux des communes. Il y a un réel défi de la mise à niveau . Pas d’objectif d’hôtellerie mais donner un confort à minima pour qu’il n’y ait pas d’appréhension ou de regret. Pour cela le département est en lien avec les procédures Etat région, il y a eu des moyens financiers consommés très au-delà de ce qui était prévu. Nous sommes à nouveau partenaires dans la convention interrégionale de massif dotée de 5 mE et partenaire de la région pour satisfaire ces enjeux. A titre de parlementaire, il y a un enjeu touristique. Cela a été dit par Guy FAURE (directeur d’ODIT France). Enjeu touristique de fréquentation et de renouvellement des clientèles. Focus sur les jeunes pour assurer le renouvellement. Enjeu culturel qui tient au fait qu’aujourd’hui en France comme en Europe, la population vit en ville, né de parents eux-mêmes urbains et pour qui la montagne s’ils ne la découvrent pas en classe ou en CSL reste une inconnue. Une population qui ignore la montagne ou n’en n’a qu’une approche limitée tenant à la seule pratique de la glisse en hiver. Or la montagne ce n’est pas que ça même si la glisse c’est l’ossature. La montagne c’est pratique et connaissance. Il ne s’agit pas demain de réserver l’accès aux refuges à des initiés, à ceux qui auraient le droit d’aller en montagne parce qu’ils la connaissent. Elle doit être découverte par ceux qui ne la connaissent pas, par ceux qui la considèrent comme un milieu hostile. Nos politiques publiques sont orientées là-dessus : conservation faunistique et floristique mais aussi montagne habitée pour l’entretien de l’espace, des traditions de pastoralisme, de forêt, les refuges ont une place centrale : c’est en dormant en montagne qu’on la comprend le mieux. Pour cela il faut activer les réseaux, donner envie d’y venir, structurer les itinéraires, donner envie aux néophytes, convaincre celui qui a des idées reçues. Merci au travail de la GTA ! Il faut construire une politique en fédérant tout le monde. Gardien de refuge, il travaille sur son territoire, il faut ouvrir tout cela fédérer les réseaux être attentif aux aléas que représentent le métier de gardien, je me souviens de débat sur les DSP … un refuge doit il être source de revenus pour une collectivité ? Il ne faut pas pressurer les gardiens, lui donner la latitude pour faire son métier. Il y a des curseurs à prendre en compte et à mettre au bon endroit. Ce sujet dès que le CNM sera remis en place devra être posé sur la table. Le déclin estival est avéré."

Michel Bouvard aux Première rencontres Européennes sur les Refuges de Montagne
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